Traumatisme et loi d’attraction

Traumatisme et loi d'attraction, comment se reconstruire énergétiquement - cocooncoaching.fr

Edit du 21/10/2020 : Cet article est une réécriture de l’article du même nom publié initialement le 18/11/2019 sur mon ancien site lesgrowmots.fr

A l’initiale quand j’ai écris cet article à propos de traumatisme et de loi d’attraction, j’étais encore blessée et en colère. Mon propos manquait de nuance, et de recul…

Aujourd’hui j’ai envie de te proposer à travers cette réécriture :

  • une réflexion sur la loi universelle de la résonnance, autrement appelée loi d’attraction : que faut-il en faire dans les période de souffrance ? Risque-t-on de s’attirer des ennuis parce qu’on va mal ?
  • une liste d’outils de soulagement et de guérison des traumatismes qui m’ont aidé à remonter la pente.

Loi d’attraction : une vision mécaniste eronnée

“Nos pensées créent notre réalité”. C’est ce que nous dit la fameuse loi d’attraction.

Comme beaucoup, lorsque j’ai pris connaissance de l’existence de cette loi universelle, j’ai simplement compris que :

  1. j’avais le pouvoir de créer ma vie
  2. il me suffisait de penser quelque chose pour que cette chose existe au bout d’un moment, dans ma réalité

Eh oui c’est sans nuance et assez simpliste, mais j’avoue que les choses ne m’ont pas vraiment été expliquées clairement par les livres ou vidéos que j’ai pu voir sur le sujet à l’époque. Tout du moins les explications que j’avais pu trouver relevaient plus de la pensée magique que d’une réelle compréhension du pouvoir de manifestation de la conscience humaine.

Bien que ce sujet soit passionnant, je ne vais pas détailler ici le fonctionnement de ce pouvoir créateur que nous avons tous. Je souhaite surtout donner à qui cela pourra aider, une lecture de la loi de la résonnance (ou loi d’attraction) qui permette de s’autoriser les périodes de souffrance pendant lesquelles nos pensées sont difficilement positive.

Le droit aux pensées “négatives”

Nos pensées créeraient automatiquement notre réalité. Tu imagines si c’était vrai ! Il suffirait de penser à un gâteau au chocolat pour qu’il se manifeste devant toi.

De la même façon que le gâteau ne se manifeste pas devant toi à la seule pensée de le déguster, les pensées dites négatives qui agitent le cerveau d’une personne en souffrance ne deviendront pas non plus réalité.

Tout simplement parce que le processus qui permet la matérialisation de nos intentions est beaucoup plus subtil et complexe qu’une simple pensée. C’est une mélange de tant de choses mêlant par exemple le passé vécu dans cette vie ou dans d’autres, et le futur “prévu” c’est à dire l’objectif que ton être s’est donné d’accomplir dans cette incarnation…

C’est aussi la somme de la multitude de pensées qui te traversent en même temps de façon consciente et inconsciente. Toutes n’ont pas la même force, toutes ne portent pas une intention aussi profonde. Je crois que chaque pensée porte une vibration particulière qui porte l’information de la qualité de sa détermination (définition : qualité, attitude de quelqu’un qui est ferme, déterminé, résolu).

Cette information porté par la vibration des pensées fait la différence entre une pensée automatique exprimant une peur ponctuelle et une pensée plus profonde prenant racine dans une peur qui est imprimé dans notre être par une événement que j’appellerai fondateur de la personnalité.

Différents types de pensées “négatives”

Par exemple : la pensée “j’ai peur de me faire à nouveau agresser” ne porte pas la même certitude vibratoire que “je ne suis pas capable de me défendre”. La deuxième pensée pourrait venir d’une enfance dans laquelle on a été victime d’un parent maltraitant. C’est ce que j’appelle un événement fondateur de la personnalité.

La première pensée est plus “superficielle” que l’autre. Ainsi la première ne fera pas exister concrètement l’agression, alors que la deuxième pourra peut-être créer des situations dans lesquelles on se sentira régulièrement impuissant.e.

Je dis peut-être car là aussi il y a des nuances et des subtilités qui commandent la concrétisation ou non de ce type de croyances. Certaines personnes avec la même croyance, vont attirer à eux des expériences qui leur permettent de se prouver que cette croyance est fausse ! Nous ignorons beaucoup des mécaniques universelles qui interviennent dans nos vies…

Certaines pensées peuvent également entrer en conflit et s’annuler l’une l’autre. Cela pourrait expliquer pourquoi la loi d’attraction ne fonctionne pas toujours. Beaucoup de choses peuvent gêner la fluidité de notre pouvoir de manifestation. Parmi ces choses il y a bien sûr les traumatismes. Mais selon moi les sujets de la loi d’attraction et du traumatisme ne devraient pas exister dans la même conversation.

Ne parlez pas de loi d’attraction à un traumatisé

Là où selon moi il est dangereux de cultiver l’idée “nos pensées créent notre réalité” c’est quand cette phrase nous rend coupable de nos souffrances.

Lorsqu’on traverse une épreuve particulièrement douloureuse et difficile, on peut difficilement accepter l’idée que nos pensées ait pu créer cette réalité. Cela sonne comme une deuxième condamnation.

Et puis si je reprends mon exemple de tout à l’heure : quelle aurait été la pensée de ce nourrisson qui aurait créé le fait qu’il se retrouve avec un parent maltraitant ?

Certaines expériences douloureuses ne sont pas créées par nos pensées

Personne ne sait réellement pourquoi untel viendra s’incarner dans une famille maltraitante pendant que tel autre sera exposé à un autre drame… Cela ne résulte pas d’une pensée ou d’une intention.

Et quelle que soit l’expérience vécue, qu’elle soit vécue dans l’enfance ou plus tardivement, personne ne peut affirmer que ce sont nos pensées qui ont créé la situation douloureuse.

Il est profondément blessant et culpabilisant de renvoyer une personne qui souffre à ce principe de résonnance. Et pourtant combien de fois ai-je entendu au fil de mon parcours de guérison “tu sais bien que c’est toi qui crée ça” sur un air désolée. Je sais que cette phrase ne venait pas d’une mauvaise intention, elle était plutôt le reflet d’une croyance spirituelle, mais elle m’a fait beaucoup de mal.

Les effets du choc traumatique

Quand on a vécu un trauma, on est choqué et bien souvent on porte déjà la culpabilité d’avoir été victime “comment ne m’en suis-je pas rendu.e compte ?”, “qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?”, “pourquoi ça m’arrive à moi ?” etc. On cherche à donner un sens acceptable à l’événement.

Le choc nous rend hypersensible, hyper-réactif face à tout ce qui peut rappeler l’événement traumatique. Quand on est dans le traumatisme on n’est pas armé psychologiquement pour prendre du recul et comprendre son éventuelle part de responsabilité dans la situation. Notre cerveau et notre système nerveux n’en sont pas encore là.

La loi universelle de la résonance (ou loi d’attraction) ne devrait absolument pas faire partie de la conversation tant que la personne n’a pas récupéré une base minimale d’estime de soi, tant qu’elle n’a pas reconnecté avec un minimum d’espoir et de joie de vivre.

Se rééduquer au bonheur

Selon moi la priorité est de réorienter (rééduquer) les réponses de la personne traumatisée face à l’adversité et parfois même face aux événements heureux. Car ils peuvent être vécus avec trop de détachement (dissociation, sidération) ou carrément perçus comme des agressions. Orienter ces réponses en douceur vers quelque chose de constructif en redonnant progressivement à cette personne le sens de sa puissance intérieure. Lui faire comprendre qu’il ou elle a le pouvoir de choisir ses réponses face à ce que la vie lui présente. Qu’il ou elle a le pouvoir de refuser la souffrance plutôt que de la supporter.

Bien évidemment, retrouver un regard positif sur la vie et renouer avec sa puissance intérieure mène inévitablement à une modification des croyances qui influencent les événement de nos vie. Comme tu vois, mon but n’est pas de dire que la loi de l’attraction ne s’applique pas quand on est en souffrance. Ma proposition est plutôt de passer sous silence cet aspect des choses pour éviter de relancer ou renforcer la mécanique de la culpabilisation. Ainsi l’énergie sera focalisée sur la guérison plutôt que sur la peur de créer des horreurs dans sa propre vie. Cela me semble nettement plus constructif et utile.

Guérir du traumatisme par la douceur

La douceur et la bienveillance sont vraiment très importantes. Pour moi c’est la base de toute démarche de guérison.

On ne vient pas à bout de la douleur par la violence et la dureté mais avec la douceur et l’amour.

ça peut sembler évident dit comme ça mais combien font face systématiquement à la souffrance en serrant les dents et en s’endurcissant ?

Avant de pouvoir arriver à la positivité il faut faire escale dans un espace de neutralité bienveillante, c’est à dire un espace sans jugement, afin que toute nouvelle proposition de réponse face aux événements ne soit pas vécue comme un risque effrayant ou une nouvelle agression.

N’oublions pas qu’une personne qui a vécu un événement traumatique a été forcée de se sur-adapter pour survivre. Ceci fait qu’un nouvelle proposition de réponse qui serait autre que le mécanisme de défense installé peut être vécue comme une injonction incontournable, une menace du style “si tu ne fais pas ça, il va t’arriver ça”. Cette personne étant toujours dans la logique du trauma elle rebascule dans la réponse réflexe qui peut se traduire par :

  • la docilité, le déni de soi, l’auto-jugement ou l’auto-flagellation, la dévalorisation de soi
  • ou à l’inverse l’agressivité et la violence envers l’extérieur

Aucune chance dans ces conditions de modifier les chemins neuronaux qui permettront une réponse comportementale face à la vie plus constructive.

Passer par le corps

Passer par le corps est pour moi essentiel, notamment dans la gestion des angoisses, mais aussi pour une reconstruction plus globale. Revenir à des stimuli “primaires” qui ne sollicitent ni la volonté, ni la réflexion. Par exemple :

  • Écouter de la musique
  • Respirer de façon consciente
  • Faire des activités créatives basiques comme le coloriage, ou répétitives comme les travaux d’aiguilles
  • Pratiquer des mouvements doux comme dans certains types de yoga ou en tai-chi par exemple
  • Régénérer l’énergie vitale par des massages, le contact avec la nature, et avec des animaux

Ne pas vouloir faire des efforts puisqu’on essaye de désamorcer la cuirasse de résistance qui s’est mise en place au fil du temps.

Nourrir le cerveau avec des contenus bienveillants

Un traumatisme résulte d’un événement ou d’une situation de violence ponctuelle et très forte ou répétée et insidieuse. Dans le premier cas la réactivation involontaire de la mémoire de l’événement se vit comme un répétition inlassable. Dans les deux cas c’est un peu comme si on regardait uniquement des films d’épouvante. La première fois ça fait très peur, mais au bout d’un moment ça ne fait presque plus rien de voir des gens se faire découper à l’écran. C’est un mécanisme de protection de notre psyché, pour éviter de “péter les plombs”. Ce qui ne veut pas dire que nous ne sommes pas en alerte face au danger.

Eh bien là c’est pareil, il faut réussir à débrancher l’habitude au choc, à la douleur et l’accoutumance à la violence, et désamorcer l’hypervigilance pour rétablir un sentiment de sécurité.

Reconnecter avec une culture de la bienveillance en privilégiant des contenus particulièrement “neutres” et doux permet de se réhabituer dans l’autre sens, à “s’entourer” de douceur psychologiquement et mentalement.

Ce que j’ai pu observer dans mon cas c’est qu’il m’était impossible de consommer des films, textes, images, trop contrastés par rapport à la réalité de ce que je vis. Comme par exemple un contenu qui décrit un grand bonheur. Cela ne faisait qu’accuser le fait que ce bonheur n’existait pas actuellement dans ma vie, et renforcer la croyance que ce bonheur m’était interdit.

Inversement les contenus qui étaient trop en résonance de ce que je vivais étaient inefficaces. Si l’identification est trop forte elle peut réveiller le sentiment d’insécurité associé à la situation traumatique.

Dans tous les cas je ne supportais plus la moindre évocation de violence ou de souffrance même dans une simple conversation.

Je pense que si nous essayons de reprogrammer le cerveau pour le plaisir et la douceur, cela n’est faisable à mon sens qu’en réintégrant progressivement partout où cela est possible, des éléments suscitant le plaisir et la douceur. Aucun contenu violent ne doit être consommé, ni contenus suscitant des émotions fortes et/ou désagréables (films d’épouvante, informations pessimistes, etc.).

Le système nerveux d’une personne souffrant de traumatisme étant hypersensible et en hyper-vigilance, il faut lui laisser le temps de se reconstruire en l’exposant à des expériences les plus neutres possibles. Un peu comme avec un traitement homéopathique : des micro-doses de bonheur pour se réhabituer à l’idée que c’est possible.

Soutenir la régénération physiologique

Nous l’avons vu plus haut, le système nerveux est mis à rude épreuve. Le reste du corps aussi. Certaines vitamines sont sur-consommées par le corps pour faire face, ce qui peut conduire à des carences. L’épuisement de la capacité de production de certains neurotransmetteurs (dopamine, sérotinine, etc.) et la surproduction de certaines hormones comme le cortisol (appelé à juste titre l’hormone du stress) sont également néfastes à l’organisme.

Ainsi peuvent apparaître :

  • des troubles digestifs
  • des troubles du sommeil
  • des troubles du comportement alimentaire ou autres addictions compensatoires
  • etc.

Ceux-ci ne sont pas seulement dus à la difficulté psychologique mais aussi à des dérèglement chimiques qui enrayent la machine corporelle.

On peut donner au corps la possibilité de relancer les mécanismes de régénération en le supplémentant en vitamines et oligo-éléments et en stimulant la production de sérotonine par exemple. Et là je t’invite vivement à consulter un médecin ou un naturopathe avant de modifier quoi que ce soit à ce niveau. Mieux vaut être sûr.e de prendre ce dont tu as besoin en passant par un prescription délivrée par un spécialiste de la question.

C’est peut-être même par cette étape qu’il faudrait commencer car relancer la machine cérébrale, participe à retrouver peu à peu les mécanismes sains de préservation de soi dans la relation, l’élan nécessaire pour dire stop au bon moment et rechercher activement une porte de sortie quand il y a menace ou danger.

Bien souvent ces déficits sont à l’origine de l’apathie et des difficultés de passer à l’action des personnes sous emprises par exemple. C’est une des raisons pour lesquelles les personnes en relation avec un pervers narcissique, un manipulateur, ont des difficultés à quitter la personne qui les fait souffrir.

“Vidanger” le traumatisme

Ce que j’appelle la vidange du traumatisme correspond au fait de ne pas garder en soi les émotions, pensées et énergies lourdes créées par la situation. D’autant plus si on n’en est pas encore sorti.

Pour cela tu peux :

  • intégrer un groupe de parole (sur internet ou dans ta localité)
  • te faire accompagner par un.e thérapeute
  • tenir un journal quotidien : quelque chose de simple comme répondre chaque jour par écrit aux questions “Comment je vais aujourd’hui ? Comment je me sens dans ma tête ? Comment va mon corps ?”

Mais la “vidange” ne passe pas uniquement par l’expression, elle passe aussi par un nettoyage énergétique :

  • techniques de libération émotionnelles à pratiquer accompagné d’un.e thérapeute ou à faire en autonomie (TIPI, EFT, EMDR, méthode du Dr Bradley Nelson, etc., ma préférée étant l’EMDR)
  • nettoyage et renforcement des chakras
  • nettoyage et réparation des corps énergétiques

Reconstruire

Pour tenir bon pendant les yoyos de la période de reconstruction, j’ai trouvé très aidant d’utiliser en soutien émotionnel : l’aromathérapie et les fleurs de Bach

Et pour reconstruire son être, être accompagné rend vraiment les choses plus faciles, plus rapides et plus efficaces. Pour ma part le processus qui s’est naturellement mis en place ressemble à ça:

  • Observer (seul.e ou accompagné.e par un thérapeute) les blessures du passé qui ont été ravivées par l’événement traumatique
  • Les traiter les unes après les autres à travers diverses technique de déprogrammation et de transformation des croyances (guérison de l’enfant intérieur, le modèle de Brooke, transmutation des mémoires, libération des traumatismes transgénérationnels, etc.) pour quitter la culpabilité, clore ces chapitres du passé, supprimer les blocages, bref retrouver son pouvoir personnel

Je terminerai en te proposant cette vidéo de Cyrinne Ben Mamou à propos de la croissance post-traumatique, qui est pour moi l’étape suivante du parcours de guérison.

J’espère que cet article t’aura éclairé et donné des clés pour t’en sortir ou aider un proche à s’en sortir.

Prends biens soin de toi et à bientôt pour d’autres partages

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