Mon plaidoyer pour l’auto-bienveillance

mon plaidoyer pour l'amour de soi et l'auto-bienveillance - cocooncoaching.fr

Je dédie cet article à tous les perfectionnistes, à tous ceux qui ont une estime de soi fragile et une forte tendance à l’auto-critique à l’auto-dénigrement. Si tu en fais partie je voudrais te dire que je te comprends, que je suis avec toi et j’espère du fond du coeur que ce partage te permettra d’alléger ton sac à dos et de retrouver le chemin de l’amour de soi.

Aujourd’hui j’aimerais te reparler de cette expérience particulière que j’ai traversé et qui m’a amené à reconsidérer en profondeur certains concepts spirituels, la manière dont ils sont expliqués et compris.

Bien sûr, ce que je partage ici n’est que mon point de vue personnel, le fruit de mes expériences et observations, c’est à dire imprégné très fortement de ma personnalité et de la façon dont je perçois le monde. Je t’invite donc à faire preuve de discernement, à ne pas prendre ce que je dis pour LA vérité mais simplement pour une piste de réflexion différente, si cela résonne juste pour toi.

Partager aussi les expériences douloureuses

Dans le milieu de la spiritualité et notamment à travers ce que partagent les personnes avec lesquelles j’ai pu être en contact via des vidéos YouTube ou d’autres contenus, j’ai constaté que très peu d’enseignants spirituels racontent les expériences difficiles qu’ils ou elles vivent dans leur parcours spirituel. Et si ils les évoquent c’est de manière assez rapide et très en surface.

Je pense que c’est important aussi de partager les expériences douloureuses parce que quand on s’aventure sur ce chemin spirituel et qu’on est entouré des discours de personnes qui ont l’air d’avoir tout réglé ou en tout cas de n’avoir aucun problème, cela peut engendrer un sentiment d’infériorité, une impression de ne pas avancer.

On a souvent l’impression que pour ces enseignants spirituels ce n’était pas si dur, qu’ils s’en sont sortis rapidement grâce à leur sagesse.

J’ai bien conscience qu’en disant ça je suis dans le jugement et je le fais délibérément. Parce que si tu es en ce moment dans une phase difficile de ta vie qui fait que tu te demandes même si cela va se terminer un jour, il y a de fortes chances pour qu’il soit au dessus de tes forces de conserver une forme d’équanimité ou de distance bienveillante face à ce qui se passe et ce qui se dit autour de toi. Tout simplement parce que les états de souffrance ne permettent pas ça. Et à mon sens il convient d’accueillir cet état de fait avec bienveillance.

Les 4 questions à te poser pour toujours faire les bons choix et cultiver la douceur de vivre

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La leçon que je tire des périodes difficiles

Si il n’y a une seule leçon que je dois retirer de cette expérience (voir article : mon parcours spirituel hors du commun) c’est celle de l’auto-bienveillance. Parce qu’en fait durant toute ces années en compagnie de mes démons intérieurs j’ai expérimenté de nombreuses facettes de l’auto-sabotage et de la culpabilité, de l’auto-critique et d’un jugement intérieur sans appel. C’est bien ce qui a donné lieu à toutes ces manifestations paranormales et médiumniques incontrôlables.

J’ai luté sans relâche et ça a donné un yo-yo de périodes d’élans positifs où j’avais plein de projets, suivies de chutes brutales de l’élan et d’abandon des dits projets faute de force psychologique ou physique. Vu de l’extérieur je semblais manquer de constance, de volonté, de ténacité, je semblais dépressive voir un peu empotée de la vie.

Ces douleurs morales et physiques intenses, vécues pendant plusieurs années m’ont permis de prendre conscience progressivement de toutes ces fois où je me suis fait du mal parce que j’ignorais mes limites, soit volontairement, soit parce que je ne les percevais pas. J’ai compris que le seul moyen de trouver l’apaisement est de revenir à la bienveillance, à la compassion, au respect de ces limites au-delà desquelles la vie devient douleur.

Aujourd’hui j’ai envie de plaider pour cet amour inconditionnel de soi au delà de tous les principes spirituels ou de développement personnel, qui peuvent se révéler culpabilisants pour tous ceux qui ont tendance à se juger trop durement, ou à se percevoir si petits qu’ils pensent qu’ils doivent donner les bouchées doubles pour y arriver.

Il ne s’agit pas là de spiritualité, il s’agit simplement d’amour. Mais peut-être bien que c’est la même chose. En tout cas pour moi les deux se confondent de plus en plus…

Voici donc 4 points essentiels en spiritualité ou développement de soi, qui mériteraient d’être remaniée en direction de plus d’amour de soi.

N°1 : l’ego

Il y a longtemps j’ai écrit un article parlant de l’ego. Dans cet article j’explique comment j’en suis arrivée rejeter l’idée que l’égo serait un peu notre bête noire intérieure et qu’il faudrait le dompter pour réussir à ouvrir sa conscience à l’amour universel. Je trouve cette idée culpabilisante car elle nous conduit à nier une part de nous qui s’est construite en premier lieu pour nous protéger d’agressions extérieures et qui c’est vrai, a tendance à fonctionner en mode défensif, comme le ferait un animal blessé.

Mais je le répète ici comme je l’ai dit sous d’autres termes dans ce précédent article, on ne peux pas rassurer un animal blessé en essayant de l’enfermer dans une prison ou de l’immobiliser. Notre ego a besoin de douceur. Il a besoin qu’on reconnaisse les peurs et douleurs contre lesquelles il se dresse. Il a besoin qu’on s’occupe de ces parts vulnérables de notre personnalité qu’il tente de protéger tant bien que mal. Et le pauvre il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Il mérite notre compassion.

N°2 : j’attire ce qui m’arrive par mes pensées ou par ce que je vibre consciemment ou inconsciemment

Je ne dis pas que cette idée est fausse. On peut constater aisément qu’effectivement quand on pense négativement on a tendance à enchaîner les galères et ne plus voir les choses positives autour de nous. Et inversement quand on a la patate on a l’impression que le monde entier nous sourit.

Un article plus approfondi sur notre pouvoir de création et de manifestation t’attend ici si tu le souhaite.

C’est avant tout à mon sens une question de perception et absolument pas une espèce de sentence, comme un retour de bâton qui serait positif si on est positif, et négatif si on est négatif. Car sinon cela ressemblerait à une espèce de loi du talion de l’univers, un genre de oeil pour oeil, dent pour dent qui pour moi ne cadre pas du tout avec le postulat de départ qui est celui de l’amour inconditionnel et de la bienveillance.

Bien sûr il y a aussi la loi du libre arbitre qui fait que l’univers nous apporte ce que nous choisissons de cultiver, de vibrer, d’exprimer. Et c’est sûrement cela que veut dire cette phrase au départ “j’attire dans ma vie ce que je vibre dans mes pensées conscientes ou inconscientes”. Mais je trouve que quand on a tendance à s’auto-critiquer de manière systématique, c’est une phrase qui peut en rajouter une couche et encourager à être encore plus sévère avec soi, voir même à ne plus du tout se faire confiance, et à vivre comme si on était son propre ennemi. Comme si notre inconscient sournois attirait dans nos vies des événements fâcheux à l’insu de notre plein gré et qu’à moins de travailler frénétiquement sur soi on ne pourrait éviter la prochaine crise de vie. Pour moi cette phrase est l’ennemie de tous les perfectionniste et de ceux qui ont une estime de soi trop fragile.

N°3 : je suis responsable de ce que je ressens face aux situations que la vie me propose

Là encore je ne dis pas que cela est faux. Mais je pense que dire à quelqu’un qui souffre moralement qu’il est responsable de ses émotions ce serait comme dire à un malade du cancer que c’est de sa faute si il est malade.

Je pense qu’il faut faire attention au choix des mots. Arrêtons de parler de responsabilité et parlons plutôt de choix. C’est beaucoup plus audible pour notre corps émotionnel malmené et beaucoup plus bienveillant pour notre mental déjà mis sur le qui-vive par la souffrance endurée.

On nous a trop habitué à l’idée de maîtrise et de contrôle pour que le mot de responsabilité puisse sonner en nous d’une façon juste.

Puisque nous devons sortir de la maladie du contrôle et de la performance pour trouver l’amour en soi, nous devons adapter notre langage dans le sens de l’apaisement. Un apaisement qui donne le droit :

  • à la non maîtrise
  • à l’erreur
  • à la fatigue
  • à l’abattement
  • le droit de reconnaître que ce qu’on traverse nous dépasse et donc le droit de demander de l’aide.

Parce que si on part du principe qu’on est pleinement responsable de ce qui nous arrive il devient difficile d’envisager qu’un soutien extérieure puisse réellement nous aider à sortir de nos ennuis. Voilà pourquoi on peine à partager nos souffrance avec nos proches, à prendre rdv chez le psy ou chez un thérapeute, à dire stop à trop de responsabilités au travail, etc, etc.

Si nous sommes malades de la responsabilité alors oublions ce mot au moins le temps de guérir.

N°4 : je dois devenir meilleure si je veux réussir ou être heureux.se

On peut aussi formuler par “je dois travailler sur moi si je veux avancer dans ma vie”.

A mon sens là aussi il faudrait plus de compassion et d’amour. Ma compréhension est que derrière cette envie de devenir “la meilleure version de soi-même” il y a simplement une envie de réussir enfin à s’aimer soi-même, à devenir ce Moi qu’on pourrait aimer pleinement.

Ce qui me gène beaucoup dans cette phrase c’est le lien de cause à effet : si je travaille sur moi, alors je suis récompensée par une vie plus heureuse. Je crois que ce n’est pas vrai. C’est un peu trop judéo-chrétien à mon goût. Et surtout je pense que c’est encore une épée de Damoclès qui plane au dessus de nos têtes. Un peu comme tout à l’heure avec les pensées ou les émotions qui attirent certainent choses dans nos vies.

Pour moi le seul travail que nous ayons à faire est celui de guérir les blessures qui nous font souffrir, dans le but d’être plus libres et plus joyeux. Et cela ne se fait pas avec acharnement, dureté et sévérité. Cela se fait plutôt avec douceur, bienveillance et amour.

Conclusion

Tu l’auras compris, cet article est un peu un plaidoyer pour une auto-bienveillance inconditionnelle. Parce que je reste persuadée que ce n’est pas par la souffrance qu’on évolue le mieux mais par la douceur et l’amour.

Même si j’admets que toute expérience a le potentiel de nous faire évoluer, je pense qu’il n’est pas nécessaire de passer par le chemin rocailleux en se forçant à marcher pieds nus sur les cailloux. On peut choisir de traverser ce chemin rocailleux en prenant soin de mettre de bonnes chaussure confortables à la semelle bien épaisse. Et je crois qu’on avance beaucoup plus vite dans ce confort-là que dans la douleur. Et si un autre chemin plus doux s’offre à nous, abandonnons sans regret le chemin rocailleux. Je dirai même pour filer la métaphore, que lorsque le chemin rocailleux se profile à l’horizon nous devrions systématiquement chercher un autre chemin plus doux. L’harmonie se trouve dans la facilité, non dans la contrainte.

Prends bien soin de toi et à bientôt pour d’autre partages 🙂

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