Avoir de la volonté : ATTENTION au burn out !

Avoir la volonté de sortir de ses problèmes peut mener au burn-out ! - cocooncoaching.fr

Parfois on a tellement envie que les choses changent qu’on se précipite, on se force, on se mobilise de toutes ses forces pour que ce changement ait lieu. C’est la fuite en avant. Un vrai piège car quand on arrive à tenir, on est fier.e, on est félicité.e par son entourage, la société nous renvoie l’image de quelqu’un de fort. Et c’est tellement plaisant de ressentir ça, tellement valorisant d’avoir cette reconnaissance quand par ailleurs on ne s’aime pas suffisamment… On est content.e d’avoir de la volonté sur quelque chose, de prouver aux autres qu’on en a, comme une compensation de ce qu’on juge inacceptable en nous-même.

Je te raconte aujourd’hui comment le désir de changement peut mener au burn-out. En espérant que ça te donnera l’envie d’être plus indulgent.e avec toi.

Le burn-out du désespoir

On croit que le burn out ne concerne que la sphère professionnelle ou parentale. Mais vouloir trop fort, trop vite, se sortir de ses problèmes peut mener au même résultat.

On peut être victime d’un épuisement psychique du à un volontarisme galopant et à un engagement trop grand pour construire une vie plus proche de ses idéaux.

“devenir la meilleure version de soi-même”

“être responsable de sa vie”

“développant des pensées positives”

“transformer son mental pour qu’il devienne créateur de la réalité qu’on souhaite vivre”

Autant d’injonctions propagées par les courants actuels du développement personnel et de la spiritualité, et qui peuvent se transformer en condition sine qua non du bonheur.

Attention je ne dis pas que ces principes sont mauvais. C’est la façon dont parfois on les transforme en injonctions urgentes qui peut se révéler mauvais pour soi. Une recherche de la perfection qui peut se payer cher !

citation - quand la volonté de sortir des ennuis conduit au burn-out - cocooncoaching.fr
exactement le genre de phrase qui pousse à agir dans le déni de ses limites et de ses réelles possibilités.

Perfectionniste du bonheur

Comme pour un burn-out professionnel, ça peut mijoter pendant des années avant d’éclater. On n’est pas vraiment malheureux.se. Insatisfait.e oui. Douloureux.se, oui éventuellement. Surtout quand on traîne de lourdes casseroles dont on a du mal à se débarrasser.

On se sent enlisé avec l’impression de retomber inlassablement dans les même pièges. Comme si avancer avec un élastique attaché dans le dos qui ramène en arrière régulièrement. On ne se sent pas libre.

Régulièrement on a de gros ras-le-bol qui nous poussent à courir éperdument après le bonheur. Essayant de comprendre, on tâtonne de méthodes en techniques, s’auto-analysant et pratiquant l’introspection intensive. Cela devient une obsession, “il FAUT que je m’en sorte”. Et malgré tout il y a des avncées ! Mais on ne s’en rend pas compte à ce moment-là. Et surtout, on ne perçois pas la pression qu’on s’impose. L’urgence de s’en sortir se transforme en obligation de résultat.

On se surmène par trop de réflexions, trop de formations, trop de recherches. On ne se laisse aucun répit. On traque ses “défauts”, on se rend responsable de TOUT ce qui ne va pas.

Et la tendresse b***el ?!

J’ai vécu tout ça moi aussi et malgré tout je ne regrette pas ces phases où je me suis mentalement et psychiquement violentée car j’ai énormément appris. Et cela m’a permis de comprendre certaines choses. Comprendre par exemple que :

Nous sommes maître.sse.s de notre existence mais nous ne contrôlons pas tout

J’ai compris que je pouvais choisir le bonheur consciemment et volontairement et ce peu importe les aspects matériels de ma vie. Mais j’ai compris aussi qu’on pouvait hériter de certains blocages de nos ancêtres au même titre que nos caractéristiques génétiques.

En ce sens nous ne sommes pas tout-puissants ni totalement responsables de ce qui nous arrive. Nous pouvons passer des années à pédaler dans la semoule sans nous rendre compte que nous rejouons un scénario hérité de mémoires émotionnelles transmises dans notre lignée de générations en générations. Difficile alors de s’en sortir seule.

J’ai compris aussi que nous sommes tous connectés et que ma vie pouvais se trouver affectée par les vibrations des gens que je côtoie. Cette prise de conscience m’a menée au point suivant.

Lâcher-prise, acceptation et détachement

J’ai mis un temps fou (des années) à comprendre ce que ces mots voulaient dire.

J’ai confondu colère et justice. Tu sais, quand tu te mets en colère contre un truc ou un comportement contre lequel tu ne peux rien, et que tu penses que t’énerver va te soulager et/ou faire changer la personne qui a eu ce comportement.

En réalité lorsque je réagissais comme ça, je ne me faisais aucun bien. Pendant que la personne en face continuait sa vie tranquillement, moi je ressassais et ruminais ma colère.

J’ai aussi confondu positivité et déni de mes émotions dites négatives. Mauvaise idée car les émotions désagréables, quand on ne s’en occupe pas elles crient de plus en plus fort et parfois jusqu’à provoquer des maladies. J’ai donc appris à les accueillir et à les calmer au lieu de les rejeter en bloc.

Si tu souhaites approfondir ce sujet voici un article qui traite de ce que ces émotions peuvent nous apporter

A travers ce concept de lâcher-prise, j’ai appris à avoir confiance en la vie. J’ai pris conscience que tous, et je dis bien TOUS les ennuis que nous pouvons traverser sont temporaires. TOUJOURS. On en sort toujours. Super non ? Parfois il faut juste attendre que ça passe. Parfois lutter fait durer les choses encore plus longtemps. Parfois il est plus efficace de crier au secours.

Et je te dis ça alors que je vis avec une maladie auto-immune incurable.

Tu n’imagines pas comment changer de regard et adopter cette confiance en la vie peut changer jusqu’aux réaction du corps humain. La maladie dont je te parle c’est le diabète.

J’ai vu mes courbes glycémiques se stabiliser d’une façon qui a même étonné mon médecin, juste en trouvant ma sérénité. D’ailleurs mes courbes glycémique sont l’exact reflet des phases émotionnelles de ma vie. Rien d’étonnant à ça quand on connaît l’action du cortisol (hormone de la peur et du stress) sur l’organisme. Tu vois ça n’a rien d’occulte ni d’étrange.

Apprendre à s’aimer… enfin !

J’ai appris que l’amour est vraiment le plus fort. Oui ça fait gnangnan dit comme ça mais saches que les meilleurs résultats, les meilleures évolutions, les plus grands pas, je les ai franchis quand je me suis respectée, quand j’ai accepté qui et où j’en étais, sans me juger, sans me bousculer.

Ça a réellement accéléré les choses alors forcément lorsque j’ai pris conscience de ça, je n’ai plus du tout eu envie de me mettre des coups de pieds aux fesses. Puisque j’ai confiance en ma capacité à trouver des solutions, je reste dans l’accueil de ce que la vie me présente et j’essaie de tirer le meilleur de chaque situation, à ma façon et à mon rythme.

Ok tout ça c’est bien beau mais… et toi dans tout ça ?

Si j’écris ce texte c’est parce que je crois profondément au pouvoir du partage de l’expérience humaine. C’est en lisant ou en écoutant le récit d’expériences vécues par d’autres humains que j’ai eu mes plus gros déclics.

Si j’écris c’est aussi pour te mettre en garde.

Parfois le volonté est ta pire ennemie

“C’est dans la tête”, “il faut se secouer”, “c’est une question de volonté”, “quand on veut on peux”, ça n’est pas toujours vrai ! Tout simplement car on n’est pas tout puissant et qu’on ne maîtrise pas tout !

Et trouver le juste milieu entre s’écouter/se respecter et prendre sa vie en main, ce n’est pas évident.

Parfois la meilleure chose que tu puisses faire est d’écouter ce que ton corps te dis

Il sait des choses que tu as appris à ne plus entendre, à ne plus comprendre. Il est d’une sagesse infinie et il est ton allié. Une bonne façon de commencer à faire la paix avec lui est de l’écouter et d’essayer de comprendre ce qu’il te dit.

Sois fort.e et pleure (si tu en as besoin)

Eh oui on vit dans un monde où il faut du courage pour oser pleurer…

Lors de ce permier épuisement psychique (car il y en a eu un autre) je me suis fait prendre au piège. Après le diagnostic du médecin j’ai réfléchi. “OK c’est psychique. Donc je peux utiliser la force de mon esprit pour en sortir.” Alors du jour au lendemain j’ai décidé que j’allais bien et que j’allais reprendre ma vie là où je l’avais laissée. Un bon gros déni quoi.

En bon petit soldat supermotivée j’ai appelé la famille pour leur annoncer la bonne nouvelle et leur dire qu’ils n’avaient plus à s’inquiéter. J’ai fait ce qu’on attendait de moi, je suis redevenue forte.

Parce que oui dans notre monde, la fatigue c’est pour les faibles. La dépression c’est pour les faibles. Le burn-out c’est pour les faibles. S’arrêter c’est clamer publiquement qu’on est faible, qu’on n’y arrive pas. Qu’on est inapte. Je ne voulais pas être inapte. Je voulais me sentir plus vivante et j’étais à l’arrêt forcé. Tout l’inverse de ce que je voulais. Autant te dire que je m’en suis posé des questions à ce moment-là sur le sens de LA vie et la direction que devait prendre MA vie.

Il n’a pas fallu longtemps pour que mon corps réclame ses droits au repos. 2 jours après avoir décidé que j’allais bien et après avoir essayé de vivre une journée normale, je me suis réveillée fatiguée avec un grand F avec la mélancolie qui remonte à la surface, inexorablement, comme de l’huile sur un liquide aqueux.

Mon message pour toi

Est-ce que j’ai gagné du temps en niant mes besoins de repos et de repli ? Absolument pas ! Bien au contraire. Alors oui, je sais comment nous sommes nous les humains, nous attendons souvent le point de non-retour pour oser le repos et la détente mais en vrai c’est toi qui décide que :

  • ta santé est plus importante que l’héroïsme dont tu fais preuve en essayant de tout résoudre seul.e
  • ton bonheur vaut bien de dire non à toutes ces personnes qui croient que ta générosité est d’inépuisable
  • ta vie est assez précieuse pour accepter d’admettre que ce que tu traverses et difficile et que tu as besoin d’aide
  • ça suffit de serrer les dents, de se ronger les sangs, d’avoir la peur au ventre, d’en avoir plein le dos

N’attends pas que tout soit parfait. N’attends pas que le plaisir s’en aille. N’attends pas de perdre ta vitalité. N’attends pas que ton corps se déglingue.

Si tu es en recherche de ton épanouissement et de ton bonheur, je te propose ces deux conseils :

  1. Sois vigilant.e dans ton évolution. Reprendre sa vie en main et décider d’arrêter d’être victime des circonstances c’est bien. Mais je t’en prie reste à l’écoute de tes limites. Bien sûr qu’on peut changer et s’améliorer. Tu n’es pas condamné.e à rester là où tu en es aujourd’hui. Mais vouloir aller plus vite que la musique peut te précipiter dans un gouffre encore plus profond. Laisse-toi le temps d’évoluer. On dit que la vie n’attend pas, TA vie t’attendra. Car après tout personne d’autre ne peut la vivre à ta place.
  2. Et je te le redis : si tu es fatigué.e, n’attends pas d’être au bout du bout pour te reposer. N’attends pas que ton corps et ton mental n’en puissent plus. Ta santé est plus importante que ces conventions sociales qui nous poussent à dépasser les limites de notre humanité.

Prends soin de toi 💖

avoir la volonté d'améliorer sa vie... Attention au burn-out du développement personnel - cocooncoaching.fr
(Visited 201 times, 1 visits today)
Partager
  • 5
    Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.